La vitrine sans vitre ouvre une ère nouvelle

PME Magazine

La vitrine sans vitre ouvre une ère nouvelle

Il n'y a pas de glace. Mais l'objet disparaît si une main s'en approche. Le projet a été financé par Jean-Claude Biver et les montres Hublot.

La vitrine sans vitre... ? Avatar high-tech du couteau sans lame et sans manche ? À l'évidence non, mais « la réponse à un défi impossible : présenter des objets de valeur sans entrave visuelle et en toute sécurité ». Le projet « Raptor » a été initié par Xavier Dietlin, jeune directeur de Dietlin Artisans Métaillers. Le financement a été assuré par Jean-Claude Biver, directeur des montres Hublot, qui dispose en contrepartie d'une exclusivité de 24 mois. Fiveco et Bluebotics, deux start-up du Parc scientifique de l'EPFL, ont été mandatées pour développer l'informatique et la robotique du projet. Le principe est simple, enfantin presque, comme la réplique techno du diablotin sur ressort. Le résultat final est une borne truffée d'électronique, de détecteurs infrarouges et de mécanismes aussi subtils que discrets.

Montres, bijoux ou œuvres d'art peuvent ainsi être présentés dans leur plus simple appareil, sur un socle nu. Mais gare aux mains baladeuses, on ne touche qu'avec les yeux : telle l'anémone de mer frôlée par un poisson clown, l'objet exposé disparaît dans son socle à la vitesse de 2 mètres par seconde dès l'approche d'un corps étranger.