Under the eye of the cameras

Sous l'œil des caméras

Sous l'œil des caméras

« Je voulais résoudre le problème de la passivité du visiteur dans les expositions », dit Xavier Dietlin. Cet artisan métallier a inventé un système permettant aux badauds d'interagir avec les objets présentés. Le principe est si simple que l'inventeur lui-même s'étonne d'être le premier à y avoir pensé. Trois caméras, dont l'une est équipée d'un zoom puissant, sont dissimulées dans le podium sur lequel est exposée la montre. À l'extérieur de la vitrine, un boîtier de commande est mis à disposition du spectateur, qui devient alors réalisateur. Il lui est possible de faire tourner la pièce, de changer de caméra ou de pointer sur un mouvement comme un tourbillon pour en apprécier le fonctionnement. D'autres touches donnent accès à des films didactiques présentant des mécanismes. L'image peut être soit vue sur un écran plasma placé à proximité, soit projetée sur une toile blanche.

Mis au point avec l'aide de la start-up FiveCo et de Plasma Communication, ce système réduit le risque de vol et soulage la frustration du visiteur en lui laissant découvrir par lui-même les montres dans leurs moindres détails, sans passer par des images de synthèse.

Xavier Dietlin rêve de développements futurs, en utilisant Bluetooth. Grâce à ce mode de transmission sans fil, le curieux pilotera caméras et moteurs avec son téléphone portable, sur lequel il pourra in fine récupérer les images.

Adaptable à toutes les vitrines, cette nouveauté peut aussi équiper les magasins des détaillants. Le lèche-vitrine deviendra plus intéressant, car les passants pourront jouer avec les montres exposées, depuis la rue. Les pièces historiques des musées horlogers pourraient aussi être mises en valeur sans risque. Enfin, aucune formation n'est requise pour faire fonctionner ce système.

David Spring